"Dis, j'ai vu des raves au marché ce matin, tu aimes les tourchis?" "Bien sûr, tonton". Et voilà encore une recette d'Uncle Dicko qui a squatté la cuisine lors de son séjour chez nous. 1 kg de raves 1 betterave crue 3 gousses d'ail écrasée avec la paume de la main 2 piments (selon goût) 500 ml de vinaigre de vin blanc 500 ml d'eau sel Laver les raves et enlever les extrémités. Couper les raves en lamelles sans les peler. Les déposer dans un bocal. Ajouter l'ail, les piments et la betterave crue qui donnera la couleur rosée des pickles. Préparer la solution vinaigrée en mélangeant le vinaigre, l'eau et le sel. Goûter et rectifier l'assaisonnement si nécessaire. Verser le liquide dans le bocal. Fermer le bocal. Le tourner et laisser reposer 24 heures. Après 24 heures le retourner et le laisser à nouveau reposer un jour. Déguster au bout de trois jours en accompagnement de mezzés, falafels ou kebabs.
Nous sommes en plein Carême. Chez les Arméniens, ce sont 40 jours où l'on ne mange pas de viande et aucun produit animal (pas de lait, d'oeuf, fromage, yoghourt, etc). Un régime vegan, donc, sans le savoir. Ca peut sembler très restrictif, mais les recettes sont d'une richesse infinie. C'est une période que Mamino, fan de lentilles, aimait beaucoup. Elle faisait Carême à sa façon, se restreignant sur un seul produit ou plusieurs selon les années. Mjaddara, Vospov Keufte, Taboule, elle enchaînait les recettes sans rien dire et à la maison personne ne se rendait compte qu'il ne mangeait plus de viande depuis des jours. Mamino n'est plus là, mais voilà sa recette de Vospov Keufte: 300 grammes de lentilles corail 150 grammes de boulghour fin 1 gros oignon du persil Huile d'olive, cumin (cammoun), sel, poivre, piment (garmir bubar) Rincer les lentilles, les mettre dans une casserole, les recouvrir d'eau et laisser mijoter jusqu'à ce que les lentilles so...
Chez les Arméniens, impossible de fêter Pâques sans tcheurak. Chez Mamino, c'était aussi une spécialité de toutes les grandes occasions, notamment à Noël. Nous la mangions au petit déjeuner ou lors du brunch dominical. Quand le tcheurak cuit, c'est toute la maison qui embaume son parfum d'amandes, venant du Mahlab, une amande du noyau d'une cerise noire acide. Rien que d'écrire sur le tcheurak, j'en sens déjà les effluves. Pour concocter ma recette cette année, je me suis inspirée de la recette de Mamino et de la recette de la cheffe Sonia Ezguelian. Celle-ci la tient de sa grand-mère. Je dois dire que le résultat était assez proche de celui de mes souvenirs. Quant à Mamino, je ne sais pas d'où elle tenait sa recette ... dans son carnet, elle est très incomplète et succincte. 750 grammes ou 6 tasses (cups américains) de farine 6 oeufs + 1 jaune pour la dorure 1 tasse de beurre fondu 1,5 tasse de sucre 1 tasse de lait 30 grammes de levure fr...